Perdre sa voie - Université Paris Nanterre Access content directly
Journal Articles ANTIPODES - Annales de la Fondation Martine Aublet Year : 2022

Perdre sa voie

Abstract

With 99.5% of people living in poverty, in the Tzeltal Maya municipality of San Juan Cancuc, Chiapas, departure is part of everyday life. A large part of the youth of this indigenous population takes the road. Yet, if this act of economic survival is accepted for men, the reactions of the Cancuqueros to the migration of girls are more mixed. Indeed, their departure, especially to Mexico City, is the subject of heavy suspicion. As evidenced by idioms in vernacular language to designate them, migrant women would find themselves in a state of perdition, both physical and moral, justifying the rejection and contempt to which they are subjected. This article questions the gendered issues of their deviated ways and voices.
Avec 99,5% de personnes en situation de pauvreté, dans la commune maya tseltale de San Juan Cancuc, au Chiapas (Mexique), le départ fait partie du quotidien. Une grande partie de la jeunesse de cette population indigène part sur les routes du pays. Pourtant, si cet acte de survie économique est accepté pour les hommes, les réactions des Cancuqueros face à la migration des jeunes filles sont plus mitigées. En effet, leur départ, en particulier vers Mexico, fait l’objet de lourdes suspicions. Comme en témoignent des expressions en langue vernaculaire, les migrantes se trouveraient dans un état de perdition, à la fois physique et morale, justifiant le rejet et le mépris dont elles font l’objet. Cet article interroge les enjeux genrés de leurs voix et voies déviées.
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Dates and versions

hal-04443823 , version 1 (07-02-2024)

Identifiers

Cite

Juliette Danfakha. Perdre sa voie. ANTIPODES - Annales de la Fondation Martine Aublet, 2022, ⟨10.48728/antipodes.220108⟩. ⟨hal-04443823⟩
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